Les jeunes : public hétéroclite, difficultés d’accès au logement similaires

Cette fin d’année 2025 a été riche en productions sur les publics jeunes et/ou étudiants, notamment sur les difficultés liées à l’accès aux logements qu’ils rencontrent. Cet article se fonde sur deux enquêtes récentes de l’Union Etudiante et de l’UHRAJ.
Le logement est un poste de dépense qui grève une grande partie du budget des étudiants. Alors que 48% des répondants travaillent pour financer leur logement, 65% des étudiants cumulant emploi et université déclarent que cela ne suffit pas à payer le  loyer. Parallèlement, les loyers des résidences CROUS ont augmenté de 270 € en moyenne en 2 ans, hausse partiellement couverte par la revalorisation des APL. La fin de ce mécanisme de revalorisation va entrainer une nouvelle perte du pouvoir d’achat des étudiants, estimée à -48€ par an en moyenne. Or, 68% des étudiants dépendent des APL pour financer leur logement. Cette enquête dévoile donc une précarité structurelle liée à l’habitat de ce public.
La seconde étude, portant sur les résidents de RJA et FJT en Île-de-France du réseau de l’UHRAJ, montre que 58% des résidents sont arrivés pour pallier une situation d’urgence (rupture familiale, sortie d’hébergement temporaire, absence de logement, etc.), ce qui donne à voir la difficulté de cette partie de la population à trouver un logement. 65% des résidents sortent vers un logement autonome, une confirmation de la pertinence d’un accompagnement social pour l’insertion dans le logement des jeunes. Cependant, cette donnée est nuancée par le fait que 26% des sortants ne disposent pas encore d’une solution de logement personnel à leur départ. Par ailleurs, la durée d’occupation des places s’est allongée, couplée à une baisse du taux de rotation (67% en 2017 contre 49% en 2024), reflet de la tension sur le marché immobilier locatif.

Les étudiants et les jeunes actifs, population différente, même problématique ?
Les deux enquêtes observent une précarisation de ces deux publics, dont les situations se sont transformées. La part des étudiants ou résidents de FJT et RJA en situation de précarité financière, voire d’urgence sociale, augmente de manière significative. Le prix des logements souvent prohibitifs pour les jeunes les oblige à trouver des alternatives au logement de droit commun. Le développement de l’offre spécifique dédiée aux jeunes travailleurs et étudiants est essentiel afin de favoriser au mieux leur inclusion dans la société.

Pour en savoir plus sur les deux enquêtes :

Enquête sur la précarité et le logement des étudiants en France. 5 282 étudiants ont répondu. Récolte des données du 1er septembre au 20 décembre 2025. Cet article se base sur la partie logement de l’étude, qui aborde également la question de la précarité alimentaire, de l’accès aux soins, aux loisirs etc. Si vous le souhaitez, vous pouvez consulter le rapport complet de l’enquête ici.

Etude qui porte sur les Foyers Jeunes Travailleurs et des Résidences Sociales Jeunes Actifs uniquement en Île-de-France. Les données concernent les jeunes entrés et/ou sorties de résidence au cours de l’année 2024. Sur les 131 résidences que comptait le réseau en 2024, 111 ont répondu, dont 15 Résidences Sociales Jeunes Actifs (RSJA) et 96 Foyers de Jeunes Travailleurs (FJT), représentant un taux de réponses de 85%. Pour indication, les membres de l’UHRAJ IdF dans le Val-d’Oise gèrent 13 résidences, ce qui représente 1 630 logements pour 1 860 places.

Retrouvez l’observatoire régional en cliquant ici.

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