État d’avancement de la feuille de route Santé Mentale et Psychiatrie

Selon L’OMS (Organisation mondiale de la santé), 13 millions de personnes en France sont touchés par une maladie mentale et/ou des troubles psychiques, soit près d’1/5 de la population. L’INSERM (Institut national de la santé et de la recherche médicale), quant à lui, indique qu’environ 15 à 20 % de la population générale sont concernés par la dépression. Globalement, les français sont de gros consommateurs de psychotropes (anxiolytiques, antidépresseurs, somnifères …) et le suicide est la première cause de mortalité chez les 15-35 ans. De plus, la souffrance psychique et les maladies psychiatriques sont les premiers postes de dépenses remboursées par l’Assurance Maladie. La santé mentale représente donc un véritable enjeu de santé publique, en particulier depuis la crise COVID.

Le 28 juin 2018, Agnès BUZYN, alors ministre des Solidarités et de la Santé, présentait la feuille de route pour la santé mentale et la psychiatrie avec 3 axes de priorités :
✔️ promouvoir le bien-être mental, prévenir et repérer précocement la souffrance psychique et prévenir le suicide ;
✔️ garantir des parcours de soins coordonnés et soutenus par une offre en psychiatrie accessible, diversifiée et de qualité ;
✔️ améliorer les conditions de vie et d’inclusion sociale et la citoyenneté des personnes en situation de handicap psychique.

Initialement constituée de 37 actions, cette feuille de route s’est enrichie depuis par des mesures issues du Ségur de la santé et des actions annoncées par Emmanuel MACRON en 2021 lors des Assises de la santé mentale et de la psychiatrie.
François BRAUN a procédé le 3 mars 2023 à un point d’avancement, annonçant le développement d’une offre de santé mentale complète, mieux répartie sur le territoire et plus accessible.
Lors de cette restitution, trois mesures/actions ont retenu notre attention :
✔️ le déploiement dynamique de la stratégie de prévention du suicide – le 3114 : depuis sa mise en service, le numéro national de prévention du suicide a déjà reçu 213 000 appels, soit une moyenne de 300 à 400 appels par jour.
✔️ des psychologues mieux associés à la prise en charge ambulatoire des troubles psychiques (mesure 18 des Assises) : le dispositif MonParcoursPsy permet une prise en charge par l’Assurance maladie de consultations par des psychologues volontaires. 
✔️ être attentif à la santé mentale de ceux qui nous entourent (mesure 12 des Assises) : plus de 43 000 secouristes en santé mentale sont déjà formés à la fin 2022 (soit 3 fois plus que fin 2021) .

Le déploiement de la Feuille de route Santé mentale et Psychiatrie s’annonce progressif mais est bel et bien entrepris.
Sa coordination est assurée par le délégué ministériel à la Santé Mentale et à la Psychiatrie, le Pr. Frank BELLIVIER, qui aura en charge d’encadrer le plan pluriannuel d’investissement et l’accompagnement des transformations. 
Par ailleurs, le bilan du 3 mars a été l’occasion de cibler cinq priorités qui seront des leviers à certaines actions programmées ou en suspens :
✔️ renforcer la promotion du bien être mental, la prévention et le dépistage précoce de la souffrance psychique, particulièrement chez les enfants et les jeunes ;
✔️ renforcer l’attractivité de la psychiatrie et de la pédopsychiatrie ;
✔️ renforcer et structurer la coopération en santé mentale dans les territoires, en lien étroit avec les élus et les associations ;
✔️ poursuivre le soutien à l’innovation et la recherche ;
✔️ consolider et encadrer la pair-aidance professionnelle.

POUR ALLER + LOIN

Retrouvez la Synthèse du bilan de la feuille de route, en cliquant ici.

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