Face à l’épisode caniculaire qui a touché le Val-d’Oise, ces derniers jours, les acteurs de la veille sociale et le 115 ont renforcé leurs dispositifs afin de mettre à l’abri les personnes les plus vulnérables. Le Val d’Oise a été en vigilance orange du 18 au 23 juin puis en rouge entre le 23 et le 28 juin pour revenir à orange entre le 28 et 29 juin.
Le 29 juin, la vigilance au titre de la vague de chaleur a été levée mettant fin aux dispositifs mis en place à cette occasion.
Concrètement, la mobilisation exceptionnelle s’est traduite par l’ouverture de moyens supplémentaires adaptés à l’intensité et à la durée de l’événement climatique. Ainsi, dix lits « intempéries » ont été activés sur diverses structures du département, afin d’offrir des solutions d’hébergement immédiates aux personnes seules en situation de rue.
Par ailleurs, pour les familles vulnérables, ces dernières ont été orientées vers des places à l’hôtel pour leur sécurité, dès le week-end du 20 juin.
En complément, une structure temporaire gérée par la Croix-Rouge française a été ouverte sur la commune d’Argenteuil grâce à la mise à disposition d’une salle des fêtes climatisée. D’une capacité de 50 places, elle a accueilli les personnes isolées sans domicile particulièrement exposées aux risques liés aux fortes chaleurs.
D’autre part, la commune de Sarcelles a également mis à disposition une salle climatisée d’une capacité de 25 places pour un public isolé masculin. Ce dispositif a été géré par ESPERER 95.
Les équipes de maraudes ont également vu leurs moyens renforcés. Une cinquième maraude professionnelle de la Croix-Rouge française a été déployée sur le territoire, avec l’appui des maraudes bénévoles qui interviennent en soutien pour aller à la rencontre des personnes à la rue.
Pour rappel, cet hiver, le département a connu une vague de froid ayant conduit à la mise en place d’un plan Grand Froid afin de mettre à l’abri familles et personnes isolées à l’abri.
Fin mai, nous avons été confrontés à un premier épisode de chaleur. Bien que moins intense que celui des derniers jours, des mesures avaient, néanmoins, été déployées (extension horaires accueil de jour, renfort des abris de nuit, maraude diurne supplémentaire).
Force est aujourd’hui de constater que nous devons nous préparer à des épisodes d’intempéries potentiellement plus fréquents, nécessitant des dispositifs exceptionnels et une forte réactivité des acteurs de la solidarité, qui devront y faire face en lien étroit avec le SIAO.
Au-delà de la réponse d’urgence, ce nouvel épisode met en lumière les défis croissants auxquels sont confrontés les acteurs de la solidarité. Longtemps associée principalement aux périodes hivernales, la protection des personnes sans domicile doit désormais intégrer pleinement les effets du dérèglement climatique. Les fortes chaleurs constituent aujourd’hui un risque majeur pour les personnes vivant à la rue, au même titre que le froid extrême.
Cette nouvelle réalité nous conduit à repenser nos modes d’intervention et à déployer des dispositifs plus adaptés et plus réactifs.
