Dépenses liées au logement : une baisse du taux d’effort moyen qui masque des inégalités 

Dans une étude publiée en septembre 2026, l’Insee analyse l’évolution du poids des dépenses de logement dans le budget des ménages entre 2014 et 2024. Le taux d’effort net moyen est passé de 18,3 % à 16,8 % sur cette période, une diminution principalement liée à la suppression de la taxe d’habitation sur les résidences principales. Cette évolution masque toutefois des disparités importantes selon le statut d’occupation. Le taux d’effort des locataires du parc privé a diminué de 2,9 points, pour atteindre 25,4 % en 2024, tandis que celui des locataires du parc social est resté quasiment stable (24 %). La baisse des aides au logement, de 18 % en moyenne sur la période, a notamment limité les effets de la diminution des dépenses de logement. Les ménages les plus modestes sont les seuls à avoir connu une augmentation de leur taux d’effort net, avec une hausse de 1,1 point, atteignant 32,1 % de leurs revenus. À niveau de revenus comparable, les locataires du parc privé consacrent une part nettement plus importante de leurs ressources au logement que ceux du parc social. Cet écart atteint 11,3 points pour le quart des ménages les plus modestes. L’étude souligne également les difficultés particulières rencontrées par les personnes seules et les familles monoparentales, dont les taux d’effort sont parmi les plus élevés. En 2024, 22 % des locataires du parc privé et 18 % des locataires du parc social consacrent plus de 40 % de leurs revenus aux dépenses de logement, après déduction des aides.

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